INTERVIEW FRANÇOIS (PACO) BANDERA
"J'aurais pu, peut-être, faire quelque chose en D1."
Il ne sera resté qu'une seule saison sur les bords de la plus belle rade d'Europe, mais sûrement une des plus belles saisons pour le foot toulonnais. Une saison qui a marqué au fer rouge les supporters azur et or. Celle de la remontée en première division, avec comme point d'orgue, le couronnement à Grenoble un soir de mai 1983.
Il aura été un vrai artisan de cette réussite avec ses 13 buts inscrits.
Apprécié autant pour ses qualités de buteurs que pour sa gentillesse, aujourd'hui, c'est avec François, ou plutôt : Paco Bandera que le musée vous propose de passer un moment.
PACO, POURQUOI AVOIR CHOISI LE SPORTING ?
Je ne marchais pas trop mal à Gueugnon et je marquais quand même. Rolland m'a demandé de venir à Toulon. Il montait une grande équipe pour monter en première division avec tous les anciens qu'on connaît, bien sûr. Il m'a persuadé qu'on allait jouer les premiers rôles. Je me suis dit que c'était un beau challenge. En plus dans le sud et comme dirait la chanson : "je suis du sud". Voilà, ça c'est fait comme ça... Et on est monté.
J'avais d'autres clubs qui me suivaient comme Dunkerque ou Toulouse, parfois mieux rémunérés, mais j'ai donné ma préférence au sud et au projet.
Si je devais avoir un regret, il serait au niveau financier, mais il y avait un beau challenge sportif et on l'a réussi.
QUEL JOUEUR T'A LE PLUS MARQUÉ ?
Je ne peux pas dire l'un ou l'autre, quoi. C'était tous des supers joueurs. Y'avait Rolland (Courbis), Bernard (Boissier), Perlin, Luigi (Alfano). On avait un bon gardien aussi. Sans oublier Marc Duval, puis le père aussi. Marc : super gentil, jamais de bruits. Je ne peux pas dire l'un ou l'autre. Quand je suis dans une équipe, je les estime tous. C'étaient des grands joueurs, la preuve : ils ont fait des grandes carrières.
Alain Bénédet et Jean-Pierre Chaussin dont j'ai des petites nouvelles de temps en temps. C'est la vie.
UN SOUVENIR, UNE ANECDOTE SUR TON PASSAGE À TOULON ?
Une anecdote un peu marrante. Mes frangins étaient descendus me voir à Toulon et on faisait un footing au bord de mer. Rolland avait laissé sa grosse chaîne en or sur le tableau de bord de sa Porsche. Mes frangins m'ont dit : "putain, il va se faire casser la voiture, il laisse tout là, comme ça". Non, à Toulon, on ne va pas lui toucher sa voiture... C'était amusant.
UN MATCH EN PARTICULIER ?
Des matchs en particulier ? Pas vraiment. Tu sais, je rentre sur un terrain avec qu'une envie, c'est de marquer. Tous les matchs, je les ai faits à fond. Pour moi, ils étaient tous importants.
Mais le seul match que j'aurais voulu faire, c'était Grenoble, le dernier. C'est un regret aussi. Entre nous, j'aurais peut-être mérité de le faire. Après, c'est une décision des entraîneurs, je ne la conteste pas. C'est comme ça.
EN QUELQUES MOTS, SI TU DEVAIS RÉSUMER TON AVENTURE TOULONNAISE ?
Personnellement, j'ai passé une bonne année avec un bon groupe. J'étais bien, j'habitais rue Fragonard en haut du Mourillon avec les enfants. Je n'ai rien à dire sur Toulon.
J'aurais aimé rester. J'ai participé à la montée et j'aurais aimé que l'on me garde. J'aurais pu, peut-être, faire quelque chose en D1. Le championnat est long. Mais bon, sans regrets.
J'avais signé quatre ans, et on m'a prêté à Martigues, car si c'était pour faire le banc, j'ai préféré avoir du temps de jeu à Martigues avec Francis Marsiglia, Martinez que j'avais connu à Lyon, etc.
J'aurais pu rester, j'avais signé un contrat de quatre ans, mais j'ai préféré partir plutôt que de jouer en troisième division.
QUE DEVIENS-TU ?
Je suis à la retraite. Je profite un peu : bricolage. Je suis aussi avec mes potes de l'association des Minguettes, avec les anciens de Lyon avec Cavéglia aussi. C'est cool. On va aller au match contre Nantes. Ils ont aussi une journée des Légendes, alors je suis avec eux. Et je profite aussi de mes petits-enfants.
Je suis un peu le sporting via internet, tout comme Gueugnon. Comme je dis : "partout où je suis passé, les clubs ne sont pas trop bien" (rire).
J'ai regardé contre Hyères. C'est compliqué.
PACO ET LE SPORTING :
Attaquant.
1982 / 1983 : 31 matchs. 13 buts.
